• COMME

     

    Comme le voilier file sur l’océan

    Emporté par le grand vent

    Tourne et tourne sans fin

    La roue du Destin….

     

    Comme la pluie de rosée

    Comme le premier baiser

    Comme la caresse du soleil

    Sur une plage abandonnée

    Toujours et toujours

    Recherchons nous l’amour…

     

    Comme la main d’un enfant

    Qui vers l’autre se tend

    Comme un matin de printemps

    Chanté par mille oiseaux

    Comment trouver les mots

    Comment effacer les maux

    Et trouver le grand chemin

    Qui méne à l’éternel demain

     

    Comme une larme trace son sillage

    Sur la ride d’un visage

    Comme une nuit d’orage

    Où tout semble sombre

    Attendre et encore attendre

    Essayer de modifier le cours du ruisseau

    Pour ressourcer le grand désert

     

    Comme une étoile dans l’immensité

    Une ile imaginaire

    Un aigle qui survole la vallée

    Comment atteindre l’autre rive

    En trouvant le bon pont…

    Sans trop de larmes

    Sans trop de regrets

    Sans trop de remords

    Sans trop tristesse…

    Trouver le pont d’éternité

    Pour un jour enfin s’en aller

    Sans plus jamais se retourner….

     

     

     

    Je ne dirai rien

    Je ne pleurerai pas

    Je retiendrai mon souffle

    A genoux, j’attendrai

    Et puis je te prierai, toi la Déesse

    Toi Ma Mére, Ma Fille, Mon Ancêtre

    Toi qui sait, toi qui dit…

    Toi qui guide

    Toi qui chante dans la nuit

    Toi qui mon cœur fait battre….

    Le jour pareil à la nuit sera

    Une lune pâle et ronde brillera

    Et dans le ciel, mille bouquets d’étoiles

    Feront ta parure…

     

    Je t’ai cherché depuis si longtemps

    Quand en mon cœur tu demeurais….

    Chant lancinant qui me suivait, qui me guidait

    A travers la roue de mon destin….

     

    Je ne dirai rien

    Je ne pleurerai pas

    J’attends ce moment depuis si longtemps

    Ta lumière me couronnera

    Ta main vers la mienne se tendra

     

    Je sais alors que de « partir » il sera temps…

     

     

    Un soir d’été

    Un soir d’orage

    La Déesse est née..

    Couverte de rosée

    Parsemée d’étoiles

    Tombée de la voie lactée

    Sur la terre qu’elle fit sienne….

     

    Un soir d’été

    Un soir d’orage

    Son chant sur la terre retentit..

    C’était le jour, c’était la nuit

    C’était l’aube des Temps….

     

    Un soir d’été

    Un soir d’orage

    Au milieu d’un tapis de fleurs

    Au fond d’une grotte

    Au creux de l’océan

    Au cœur de la brume et du vent..

    Elle est venue pour dire « je t’aime »

    A toutes les femmes,

    A tous les hommes qui naîtraient

    Et qui la reconnaîtraient….

     

    Un soir d’été

     

    Un soir d’orage…..

     

     

    Quand tourne la tête

    Quand plus rien n’est une fête

    A force de souvenirs

    Quand plus d’autre solution ….que de partir

    Quand au coeur de la vie, la vieillesse

    A grands pas  remplace la jeunesse

    Alors allumer une bougie

    Et dans l’ombre de la nuit

    A la lueur de Dame Lune

    Prier la Déesse

    Prier pour ne pas désespérer….

    Sentir son souffle sur nous

    Entendre son murmure apaisant

    Fermer les yeux et l’imaginer

    Là..si proche, si douce, si lumineuse..

    Qui nous tend la main

    Pour parcourir notre destin

    Sans plus de peur

    Simplement avec ces quelques instants de bonheur

    Que nous accorde la roue du temps…

    Quand tourne la tête

    Quand plus rien n’est une fête

    A force de souvenirs

    Quand plus d’autres solutions….que Partir !

     

     

     

     

     

    MON PERE

     

    Il pleut  ce soir dans mon cœur

    Coulent mes larmes en rivières argentées…

    Souvenirs,.. Tourbillonne le passé..

    ….Il me tient toujours la main pour traverser…

    Son doux regard vert se pose sur moi

    Et jour après jour

    J’apprends de la vie  l’amour..

    Il se promène en mon âme

    Solitaire et si loin déjà

    Me sourie t’il encore

    Est il fier de moi ?...

    J’oublie parfois son visage

    Qui se dissipe dans le brouillard…du temps

     

    Tu me manques, tu sais

    Et cela jour après jour

    Tout ce que je ne t’ai pas dit, tout cet amour…

    Se mêlent  aujourd’hui dans le présent et le passé..

     

    Où est-il ce père

    Qui m’a toujours un peu manqué

    Même lorsque prés de moi il était…

    Son regard dans le lointain

    Comme perdu dans un autre temps….

    Pourtant je sens encore de sa main la chaleur

    Au plus profond de mon cœur

    Et si je ferme les yeux

    Je le vois dans le parc se promener

    Fragile fantôme dans la course du temps…..

     

    Il pleut ce soir dans mon cœur

    Coulent mes larmes en rivières argentées…

     

     

     

    LE GRIMOIRE

     

     

    Il était une fois……

    Un vieux grimoire j’ai retrouvé

    Caché dans un coin poussiéreux

    D’un grenier du temps oublié…

    Petite, je m’en souviens, j’y allais,

    Par la main Grand-mère me tenait

    Puis, dans le silence on s’asseyait

    Et le vieux grimoire elle ouvrait…

    Il était une fois….

    Ainsi toutes elles commençaient

    Ses légendes de pays oubliés

    Ses histoires de dragons et de fées,

    Et j’écoutais émerveillée

    Dans d’autres mondes je pénétrais…

     

    Depuis longtemps, Grand-Mère est « partie »

    Et avec elle, des pages de ma vie…

    Cependant, ce vieux grimoire j’ai retrouvé

    En allant dans ce grenier du temps oublié

    Familière m’était son odeur

    Si douces sous mes doigts ses pages

    Et j’entends des Mots dans la nuit :

     

    IL ETAIT UNE FOIS……

    Alors je ferme les yeux

    Et la légende m’envahit 

     

    Dans le creux des profondeurs

    A l’abri du temps

    A l’abri du vent

    Vit mon âme, de l’océan le cœur…

     

    C’était il y a si longtemps

    Quand sur la mer fiérement il voguait

    Emportant notre amour

    Dans un voyage sans fin…

     

    Je n’ai pas oublié

    Dans ma chevelure tes doigts

    Et la douceur de ton regard

    Quand sur moi tu le posais…

    Je n’ai pas oublié cet impudique dessin

    Où telle une nymphe tu m’imaginais…

     

    Dans le souffle du vent

    Emportés par l’océan

    Nos destins à jamais se sont liés

    Et quand au creux de l’abîme tu tombais

    Avec toi mon cœur tu  emmenais …

    Pour toujours mon âme flotte au creux des vagues

    Prés des grands icebergs blancs

    Tout au bout du temps

    Je sais que quelque part

    Nous nous retrouverons

    Dans l’île d’éternité

    Ballayée par le vent

    Tout au bout des chemins

    et tu seras là pour prendre ma main….

     

    ©Dannylou

     

    Chante dans le vent

    Même si ce n’est pas le printemps

    Toi,Fille du vent……

    Chante pour que s’envolent nos tourments

    Que ta voix sur toute la terre résonne

    Qu’en un instant s’arrête le bruit des fusils

    Que sur les pierres tachées de sang

    Eclosent les plus belles des fleurs

    Pour effacer à jamais nos douleurs…

     

    Danse dans le vent

    Comme une ultime prière

    Comme un appel aux forces du ciel et de la Terre

    Pour que plus jamais, Ne sonne le glas !!!

    Danse dans le vent….

     

    Aide nous, Fille du vent

    A traverser Le grand miroir

    A ne plus avoir peur du noir

    Comme un enfant Prends nous la main,

    Montre nous le chemin de la liberté

    Sois un instant l’étoile de notre Destinée…

     

    Chante dans le vent

    Danse dans le vent

    Fille du vent

    Ce soir t’appelle mon cœur

    Alors que filent les heures……..

    Je ne veux plus jamais avoir peur

    D’avancer sur cette terre ….

    Chante dans le vent

    Danse dans le vent !

     

     

     Je t’attends

    Dans la douceur d’un matin

    Dans la chaleur d’une nuit…

    Je ne sais pas d’où tu viens

    Ni quel sera ton destin

    Tu n’as pas encore de prénom

    Mais je t’imagine déjà

    Doux comme du miel

    et un regard d’azur…

    si profond et si pur !

     

    Je t’attends

    pour  toi, je serai « Maman »

    celle qui sera là, tout prés de toi

    te consolant, et te berçant…

    inventant des histoires

    où il sera question de fées…

    car sur toi, elles se poseront toutes,

    l’instant où de moi tu sortiras,

    pour t’elancer dans le monde..

    N’aies pas peur

    Ecoute mon cœur

    Battant au rythme du tien

    N’aies pas peur

    Je serai là pour toi…

    Ecoute ma voix !

     

    Je t’attends

    Et ce refrain en moi monte déjà

    comme une éternelle histoire..

    Il était une fois….

    Tout contre moi !


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